La scanographie s’affirme comme une technique d’imagerie essentielle, présentant des défis significatifs tant pour les patients que pour les professionnels. Il est crucial de garantir une expertise de pointe en formant continuellement vos équipes. Choisissez une formation avec analyse des pratiques ! 


A votre avis, comment va le Scanner ? 

Il va très bien mais il peut mieux faire. Nous sommes d’accord, les performances accrues des scanners ces 20 dernières années permettent des diagnostics de plus en plus contributifs. Cette évolution s’accompagne néanmoins d’une augmentation significative des doses collectives, attestée en 2019 par l’IRSN dans son étude de référence sur l’exposition de la population1. Cette étude démontre la proportion des demandes d’examens scanographiques qui représentent un peu plus de 10 % des demandes, mais qui contribuent aux trois quarts des doses collectives (Cf. Figure 1). C’est un ratio à noter ! L’étude révèle aussi qu’entre 2012 et 2017, un peu plus de 500 000 patients ont reçu des « doses efficaces » de scanner dépassant les 100 mSv, seuil de dose faisant consensus pour ne pas exclure le risque de cancer radio-induit2. (Cf. Figure 2).

Gardons à l’esprit cette évidence : les doses délivrées par les scanners représentent encore plusieurs dizaines à plusieurs centaines de fois les doses délivrées en radiologie conventionnelle. Pour autant, ces constats ne doivent pas faire croire que les doses des scanners ne sont que délétères : les autorités compétentes doivent comprendre que si elles sont justifiées et maîtrisées, ces doses sont « bénéfiques » pour le diagnostic et le suivi médical des patients. Convaincre les autorités constitue un autre enjeu pour la profession !


Au niveau de l’analyse des pratiques, ça va comment ? 

Ça insiste de plus en plus. Il y a d’abord le Code de la Santé Publique qui exige de nouveau en 2018 des analyses des pratiques professionnelles (Décret 2018-434, Article R.1333-61 et articles connexes). Ensuite, c’est au niveau de l’ASN que ça se joue, notamment dans sa Décision 2019-DC-0660, où elle affirme une fois de plus son exigence d’Assurance Qualité en appuyant sur la nécessité de formaliser « les modalités d’évaluation de l’optimisation, en particulier le recueil et l’analyse de doses au regard [des NRD]… ».

Soyons clairs. Sur le terrain, pour nombre de centres d’imagerie, il reste compliqué de démontrer la conformité exhaustive avec ces exigences de formalisation. L’ASN le note lors des inspections qu’elles soient présentielles ou sur dossiers transmis à distance. En revanche, les professionnels exploitant des scanners répondent massivement aux campagnes annuelles des NRD avec un taux de réponse à 90 %. Les transmissions de doses sont donc affirmativement menées par les professionnels vers l’IRSN et c’est une belle progression affichée depuis 2004-2005 (Cf. Figure 3). On joue la transparence. 

L’ASN constate cependant une moindre analyse de ces doses et encourage les professionnels à continuer d’optimiser davantage, en s’appuyant sur le trinôme Radiologue-Manipulateur radio-Physicien médical. D’ailleurs, les événements de radioprotection déclarés auprès de l’ASN montrent une persistance des défauts dans la maîtrise des paramètres des scanners. Ce constat est en partie lié au manque de formation des professionnels, alertant ainsi les pouvoirs publics. La marge de progression existe bel et bien. 


Défauts de maitrise : Une orientation DPC3 à la rescousse ? 

Et pourquoi pas ? Fort de ces constats, les pouvoirs publics estiment le potentiel de progression dans l’optimisation des doses délivrées et dans la maîtrise des paramètres d’acquisition, en particulier chez les manipulateurs radio. Il est donc naturel de voir une incitation à la formation continue des manipulateurs radio se matérialiser dans le cadre du DPC. Il s’agit de l’orientation prioritaire n°198. Cette orientation vise à renforcer les compétences du cœur de métier des manipulateurs, ouvrant ainsi droit aux financements par les OPCO4 des inscriptions aux formations délivrées par les Organismes de Formation certifiés Qualiopi. Les employeurs peuvent ainsi être aidés au niveau du budget fléché vers la formation des équipes de salariés et c’est là que FORCOMED devient une aide précieuse. 


Former des Experts de l’équilibre Dose-Qualité d’Image

Les manipulateurs radio doivent constamment actualiser leurs connaissances, étant donné l’évolution constante des scanners d’une génération à l’autre. Dans le cadre de l’engagement de la profession à promouvoir des pratiques avancées, FORCOMED propose une innovation : un programme de 12 heures conçu pour former les manipulateurs en radiologie à devenir des experts de la gestion de dose pour les scanners. Cette formation intensive vise à accompagner les manipulateurs dans l’optimisation des doses tout en mettant l’accent sur le maintien, voire l’amélioration, de la qualité des images produites, quel que soit le fabricant de l’équipement.


Cette formation accorde une place importante à l’analyse des données dosimétriques des participants.

L’équipe pédagogique de FORCOMED se compose de formateurs complémentaires, incluant des radiologues chevronnés, des manipulateurs radio expérimentés et des physiciens médicaux de renom au niveau national. En s’investissant dans la création de formations en plus de leurs responsabilités principales dans le domaine de la santé, ils fournissent des programmes complets et actualisés, basés sur les dernières avancées scientifiques, pour enrichir le savoir collectif. En mettant en avant cette formation auprès de vos manipulateurs radio, vous démontrez votre engagement à assumer pleinement la responsabilité de délivrer la dose appropriée pour un diagnostic de qualité. Les nouvelles compétences acquises seront bénéfiques pour tous, favorisant le partage des bonnes pratiques au sein de vos équipes et contribuant ainsi à créer un cercle vertueux.


 


 

Thomas Lemoine

Ingénieur en radioprotection